Rapport sur la politique sécurité routière : les propositions de l’ACA

Catégories : Actualités de L'Automobile Club, Infos Sécurité Routière

10 août 2015 - 16:12 - 2 871 vues - Laure Kempf Aucun commentaire

Un rapport d’audit de la politique sécurité routière dénonce un système dispersé entre de trop nombreux acteurs et l’absence de collaboration entre ministères.
Un constat sans surprise pour l’ACA.

Pour l’ACA, la « volonté politique » que le rapport considère comme insuffisante, doit reposer sur deux objectifs prioritaires :

– Une démarche « qualité » de la chaîne contrôle-sanction

La répression routière de plus en plus « automatisée », suppose impérativement, pour être fiable, l’interconnexion des services de l’Etat, qui doit encore s’améliorer.

« Tous les jours des usagers de la route se trouvent démunis face un système complexe et cloisonné entre différents services, notamment en cas de contestation, avec à la clé des dysfonctionnements comme des majorations injustifiées. Comment attendre un changement de comportement durable des automobilistes quand le système répressif leur apparaît comme une « grosse machine » face à laquelle se faire entendre relève du parcours du combattant ? «  dénonce Didier Bollecker, Président de l’Automobile Club Association.

– L’instauration d’une formation continue des conducteurs, à l’instar de l’Autriche où les formations post-permis ont permis de réduire d’un tiers la mortalité des jeunes conducteurs, en quelques années seulement.

« Le ‘tout’ répressif n’est pas la clé universelle de la sécurité routière. La formation continue des conducteurs a fait ses preuves chez certains de nos voisins européens ! Inspirons nous en pour une politique de sécurité routière durable portée par l’ensemble des acteurs de notre gouvernement «  conclut Didier Bollecker.

Les fiches pratiques de l’été de l’ACA : infractions routières en Europe, que risquez vous vraiment ?

Catégories : Infos Sécurité Routière

01 août 2015 - 09:52 - 3 115 vues - Laure Kempf Aucun commentaire

Un important chassé croisé de vacanciers s’annonce ce week-end sur les routes.
L’occasion pour l’Automobile Club Association de rappeler que les conducteurs ne circulent plus incognito sur les routes européennes.
En cas d’infraction routière, les dispositions européennes permettent d’identifier et poursuivre tous les conducteurs.

Quelles sont les règles ?

Tout conducteur est tenu de respecter le Code de la Route du pays dans lequel il circule. Si un conducteur, même étranger, commet une infraction aux règles en vigueur, il doit être poursuivi.
Depuis 2013, plus besoin d’accord bilatéral spécifique entre pays européens, l’échange d’informations pour identifier les personnes soupçonnées d’avoir commis une infraction routière, est la règle (Directives européennes du 25/10/2011 puis du 11/03/2015).

Quels pays ?

Les Etats membres de l’Union Européenne, à l’exception de l’Irlande, du Danemark et du Royaume-Uni qui ont jusqu’à mai 2017 pour se conformer à la nouvelle Directive du 11/03/2015.

Quelles infractions  ?

Les infractions concernées sont les excès de vitesse, le défaut de port de la ceinture de sécurité, le franchissement d’un feu rouge, la conduite en état d’ébriété ou sous influence de drogues, le défaut du port du casque, la circulation sur voie interdite, et l’usage illicite du téléphone portable ou de tout autre appareil de communication.

Quels objectifs ?

– améliorer la sécurité routière, car 73 Européens meurent chaque jour sur les routes
– garantir l’égalité de traitement entre les conducteurs, que les contrevenants soient résidents ou non
En effet, la France est un pays de transit, est aussi la première destination touristique européenne. En moyenne 25 % des excès de vitesse sont commis par des véhicules étrangers et en été ce chiffre peut atteindre 50 % dans certains départements frontaliers.

Comment ça marche ?

CirculationLes États membres donnent accès à leurs données nationales concernant les véhicules et leurs propriétaires ou leurs détenteurs.
Quand un État membre décide d’engager des poursuites, le propriétaire ou le détenteur du véhicule soupçonné d’avoir commis l’infraction reçoit une lettre de notification.
Cette lettre précise le lieu, la date, l’heure et la nature de l’infraction, la sanction légale et selon le cas les informations sur l’appareil utilisé pour relever l’infraction. La notification est rédigée dans l’une des langues officielles de l’État membre d’immatriculation.

L’identification du contrevenant étranger est facilitée, mais quelque soit la sanction cela n’occasionne pas de perte de points sur son permis de conduire.

Les règles de circulation et les sanctions des infractions ne sont pas harmonisées en Europe et restent propres au Code de la Route de chaque Etat membre.
L’Automobile Club Association met à disposition sur son site internet www.automobile-club.org toutes les informations concernant les règles de circulation en France et à l’étranger (limitations de vitesse, seuil alcoolémie, équipements obligatoires …).

L’identification du conducteur, oui, mais après ?

Une fois la notification envoyée, se pose la question du paiement effectif de l’amende par le contrevenant étranger. Il existe un principe de reconnaissance mutuelle des sanctions pécuniaires entre Etats membres depuis 2007 (depuis 2009 en ce qui concerne la Suisse).

Pour faciliter le recouvrement en cas de non paiement, l’Etat verbalisateur peut demander à l’Etat où le contrevenant a sa résidence de faire exécuter la sanction sous certaines conditions (amende minimum de 70 € par exemple).

Cette reconnaissance mutuelle des sanctions pécuniaires reste cependant une procédure complexe et lourde pour les Etats membres.

Simple amende pour la conduite sans permis : un risque pour la sécurité routière

Catégories : Infos Sécurité Routière

31 juillet 2015 - 15:31 - 3 014 vues - Laure Kempf Aucun commentaire

Cette mesure permet de soulever les bonnes questions :

– Quelle est l’efficacité de la sanction ? Et est-elle réellement appliquée ?

A l’heure actuelle, on trouve des disparités entre les condamnations, d’un tribunal à l’autre, et si la conduite sans permis est passible de prison, dans les faits, cette sanction n’est jamais appliquée lors de la 1ère condamnation. Il faut mettre en place des mesures de fond pour éviter la conduite sans permis et sa récidive à savoir la formation des jeunes à la conduite.

Limiter à une simple amende le délit de défaut de permis peut augmenter le nombre de personnes conduisant déjà sans permis valable et donc sans assurance. En outre rendre la sanction nettement moins onéreuse  que le passage du permis lui-même peut contribuer à ce que plus de jeunes ne passent pas le permis préférant « risquer l’amende  »

Ce qui est déterminant est l’efficacité de la sanction : celle-ci doit rester suffisamment dissuasive pour que le passage du permis soit perçu  comme étant totalement incontournable.

Il est nécessaire de mettre l’accent sur la prévention et de mettre en œuvre des programmes de formation afin d’éviter que les conducteurs en viennent à rouler sans permis de conduire.

Il faut combattre la conduite sans permis, qui entraîne automatiquement la conduite sans assurance, qui peut avoir des conséquences très lourdes pour les contrevenants. En cas d’accident de la route, un conducteur non couvert par une assurance devra supporter les dommages matériels et corporels pouvant en découler, outre les sanctions pénales.

Expérimentation de signalisation d’une zone de circulation restreinte à Paris

Catégories : Législation automobile

27 juillet 2015 - 13:53 - 5 572 vues - Laure Kempf Aucun commentaire

Au journal officiel du 19/07/2015, un arrêté du 13/07/2015 relatif à l’expérimentation d’une signalisation d’une zone à circulation restreinte dans la commune de Paris pour certaines catégories de véhicules.

L’arrêté autorise l’expérimentation d’une signalisation de zones à circulation restreinte à Paris (prévues par le projet de loi sur la transition énergétique à paraître), pour certaines catégories de véhicules classés en fonction de leur niveau d’émission de polluants atmosphériques.

L’objet de cette signalisation est d’indiquer aux usagers les limites de la zone, les catégories de véhicules concernées et les périodes d’interdiction à l’aide d’un panneau de prescription zonale.

Panneau d’entrée et de fin de zone:

panneaux_zone

Panonceaux indiquant la catégorie de véhicules concernés, les jours et horaires de restriction de circulation:

Pannonceau

La signalisation est implantée sur l’ensemble du territoire de la commune de Paris à l’exception du boulevard périphérique, du bois de Vincennes et du bois de Boulogne.

Elle est expérimentée pour une durée de 3 ans.

Elle fera l’objet d’un suivi et d’évaluations au bout d’un 1 an d’expérimentation puis 6 mois avant la fin de la période d’expérimentation.

Entrée en vigueur : 20 juillet 2015

HYUNDAI I10 : 10 190 EUROS

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

20 juillet 2015 - 10:14 - 3 146 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

Votre budget automobile tourne autour de 10 000 euros et vous ne souhaitez pas forcément une Européenne. Il faut dire que dans cette tranche, les petites urbaines du vieux continent sont, soit rares, soit sous-équipées. Nous sommes donc allés chercher du côté des constructeurs asiatiques pour voir si, à ce tarif-là, on pouvait toujours espérer de bonnes prestations.

Du côté de la Corée du Sud, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on sait faire des petites urbaines très avenantes ! Un style assez dynamique de l’extérieur et surtout un habitacle assez coloré, très qualitatif et bien conçu. On note d’ail­leurs un soin plus poussé sur cette voiture que sur le reste de la production. À l’arrière, le volume figure parmi les meilleurs de la catégorie, notamment pour les jambes et le coffre reste généreux avec 252 litres de contenance. Sous le capot, le moteur offre de très bonnes relances. De plus, la suspension se révèle très confortable pour une voiture de cette catégorie. À la clé, une garantie 5 ans avec kilométrage illimité. Ça aussi ça compte.

CONCLUSION

La Corée du Sud, mieux placée sur les minis urbaines

À l’arrivée, si on peut saluer l’originalité et le confort de certains construc­teurs japonais, il faut se rendre à l’évidence, le groupe Kia-Hyundai dé­montre, sur de nombreux points, un meilleur savoir-faire. Il semblerait même que les petites urbaines soient devenues LA spécialité de la Corée du Sud, lançant à leurs rivaux japonais l’art de réaliser des voitures plus haut de gamme.

Seat Leon ST Cupra : pour nous… les papas !

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

17 juillet 2015 - 14:29 - 1 879 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

Seat décline sa Leon sportive en break familial. Une excellente idée qui devrait ravir les pères de famille, parfois pressés, qui ont surtout besoin d’une voiture assez polyvalente.

Si on revient 10 ans en arrière, s’offrir une Seat Leon FR, voire Cupra, c’était avant tout bénéficier d’une sportive, dans certains cas aussi performante qu’une Golf GTi, tout en payant moins chères les prestations. Mais s’offrir une Cupra, c’était aussi l’acceptation, notamment pour le reste de la famille, d’être transporté dans une voiture assez brutale à l’accélération et bruyante. Au premier abord, elle semblait polyvalente pour la famille mais, au final, ne s’adressait qu’à une personne, son conducteur.

 TOUT EN 1

SEAT-LEON-CUPRAIntAvec la nouvelle génération de Leon, les temps ont changé. Inutile de vous vendre le côté plus moderne de la nouvelle plate-forme MQB commune à la Golf (et à presque tout ce qui va sortir à l’avenir doté d’un logo VW, Audi, Skoda et même… Seat). Ce qui nous intéresse ici, c’est que la Leon, et sa toute dernière déclinaison sportive Cupra, bénéficient de plusieurs modes de conduite. Ces modes agissent sur de nombreux éléments comme la boîte à double embrayage, le moteur, la direction, les aides à la conduite mais aussi la suspension. C’est justement là tout l’intérêt de se pencher sur cette sportive quand on est père de famille et que l’on pense un peu au confort de ses proches.

 VRAIE SPORTIVE, VRAIE ROUTIÈRE AUSSI

Parce que finalement, ce que l’on cherche surtout dans une voiture familiale, c’est du volume habitable. Dans cette Leon ST, donc break, l’empattement n’a pas été augmenté. Les places arrière offrent le même volume habitable que dans la berline 5 portes. Un espace tout à fait suffisant, même pour les grands ados. Ce qui change, c’est le porte-à-faux arrière qui a été AUT053515augmenté de quelques précieux centimètres et qui permet d’obtenir une contenance de coffre de 587 litres. En sélectionnant le mode “Confort”, on obtient une voiture familiale très facile au quotidien et qui présente l’intérêt de ne pas transformer l’habitacle en shaker en roulant à 50 km/h sur des pavés. En sélectionnant le mode sport, voire Cupra, on change totalement de philosophie. Un peu comme s’il se cachait une autre personnalité dans cette voiture, un autre caractère. Bref, on obtient une vraie sportive qui, techniquement, offre probablement ce que l’on trouve de plus abouti aujourd’hui sur une voiture compacte. Avec 280 ch sur le train avant, on aurait pu croire à une tête chercheuse à la moindre accélération. Ce n’est justement pas le cas grâce au différentiel autobloquant mais aussi un antipatinage et un ESP moins intrusif et surtout plus permissif. On peut donc jouer les pilotes sur de petits circuits et les pères de familles très sérieux dès que l’on revient à la vraie vie. Il faut le reconnaître, jusqu’ici, aucune voiture sportive ne permettait de tels modes de vie, surtout à ce prix-là. Parce que justement à ce prix-là, on obtient une Golf 7 GTi. Une sportive aux multiples facettes également mais moins grande et moins puissante. Surtout qu’à ce prix-là aussi, chez Seat, on obtient aussi un look extérieur un SEAT-LEON-CUPRA-3DRearpeu plus viril, mais moins tape à l’œil qu’avant, et un équipement très généreux à bord.

 

En fait, ce qui est bien chez Seat, c’est que finalement, on peut envisager une voiture haut de gamme, confortable et radicalement sportive à la demande. Et quand on est père de famille justement, quel pied ! N. H.

TOYOTA AYGO : 10 500 EUROS

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

13 juillet 2015 - 11:57 - 1 678 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

Votre budget automobile tourne autour de 10 000 euros et vous ne souhaitez pas forcément une Européenne. Il faut dire que dans cette tranche, les petites urbaines du vieux continent sont, soit rares, soit sous-équipées. Nous sommes donc allés chercher du côté des constructeurs asiatiques pour voir si, à ce tarif-là, on pouvait toujours espérer de bonnes prestations.

New Generation i10Chez Toyota, l’Aygo est arrivée sur le marché en septembre der­nier. Issu du trio dont la Peugeot 108 et la Citroën C1 font égale­ment partie, cette nouvelle génération d’Aygo se distingue par son look très futuriste et notamment sa calandre en forme de X. À bord, la qualité progresse et l’ambiance se veut plus originale qu’avant. À l’arrière, pas de miracle en terme de volume. Même celui du coffre reste limité avec 168 litres (valeur à comparer avec ses sœurs de chez PSA qui offrent 196 litres). Sous le capot, un moteur 3 cylindres de 69 ch. Elle ne bénéficie donc pas du récent 3 cylindres 1,2 litres VTi de chez PSA. Vendue 10 500 euros, cette Aygo pourrait paraître plus chère qu’une Citroën C1 (9 990 euros), mais cette dernière n’a pas de direction assistée ce qui devient impensable pour une urbaine.

KIA PICANTO : 9 900 EUROS

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

08 juillet 2015 - 11:49 - 1 747 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

Votre budget automobile tourne autour de 10 000 euros et vous ne souhaitez pas forcément une Européenne. Il faut dire que dans cette tranche, les petites urbaines du vieux continent sont, soit rares, soit sous-équipées. Nous sommes donc allés chercher du côté des constructeurs asiatiques pour voir si, à ce tarif-là, on pouvait toujours espérer de bonnes prestations.

AUT053551Du côté de chez Kia, pas de surprise puisque la Picanto n’est autre que la cousine directe de la Hyundai i10 (Hyundai-Kia étant en Corée du Sud, l’équivalent de PSA Peugeot-Citroën). De l’extérieur la Picanto se distingue toutefois par une bouille un peu plus originale que la Hyundai i10. À bord, on trouve logiquement des pres­tations très proches de sa cousine et sous le capot, les mêmes motorisations. Ce qui la différentie, c’est aussi la garantie 7 ans et 150 000 km.

MITSUBISHI SPACESTAR : 9 690 EUROS

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

05 juillet 2015 - 09:11 - 1 905 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

Votre budget automobile tourne autour de 10 000 euros et vous ne souhaitez pas forcément une Européenne. Il faut dire que dans cette tranche, les petites urbaines du vieux continent sont, soit rares, soit sous-équipées. Nous sommes donc allés chercher du côté des constructeurs asiatiques pour voir si, à ce tarif-là, on pouvait toujours espérer de bonnes prestations.

Après avoir longtemps pensé monospace urbain avec le SpaceStar, Mitsubishi a changé son fusil d’épaule avec LA SpaceStar. Même nom, mais changement de catégorie pour devenir une toute petite berline 5 portes au look un brin spor­tif avec sa face avant agressive et son petit aileron AUT053539arrière. À bord, l’ambiance est simple, mais bien pensée et, de surcroît, très bien équipée. La qualité globale reste dans une bonne moyenne pour la catégorie et le volume arrière est accueil­lant. Quant au coffre, il faut compter 235 litres de contenance. Le moteur est un bloc 3 cylindres qui est disponible à 71 ou 80 ch. En optant pour la version 80 ch, on obtient des relances largement suffisantes pour la ville et une consommation per­mettant une autonomie de 700 km environ.

Vive les vacances au camping

Catégories : Actualités de L'Automobile Club

02 juillet 2015 - 15:48 - 1 864 vues - Priscillia Archen Aucun commentaire

camping de mobil homeSi la fréquentation des hôtels et autres hébergements touristiques a baissé de 1,4 % en 2014, le succès est toujours au rendez-vous pour les vacances en plein air : 56 millions nuitées ont été enregistrées rien que pour juillet et août, 73 millions sur l’année (+ 1,4 %). Ce nombre avait déjà progressé en 2013 (+ 1,2 %). Ce sont les campings classés qui affichent un meilleur taux d’occupation (38 % contre 24 % pour les non-classés). Ils doivent leur succès aux emplacements équipés qu’ils proposent (chalets, bungalows, mobil-home).

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